LE STAGE

Proposée le 9/12/2010 par CAVALIER ROUGE
Le hasard avait voulu que vienne s'installer dans le pavillon voisin du nôtre un jeune couple, Julie et René, dont le mari était le collaborateur récent de mon épouse dans la grande surface de la ville. Sabine, mon épouse avait gravi par promotion interne les échelons de la hiérarchie et devait encadrer la nouvelle recrue issue d'une école de commerce. Ils formaient un binôme apprécié. Il leur arrivait de préparer à domicile, au calme, des campagnes de promotion. Julie élevait Margaux, un bébé de trois mois, avant de reprendre son travail de secrétaire.
J'étais adjoint commercial du directeur d'une concession automobile. Depuis que j'avais épousé Sabine, j'admirais son implication dans les résultats de son entreprise. Jamais elle ne rechignait à donner de son temps ni de son énergie : Certains soirs, le repas terminé elle se couchait comme épuisée et s'endormait aussitôt. Un peu comme quand nous venions de nous aimer longuement. C'était attendrissant. En principe le lendemain elle prenait l'initiative d'une folle session, accordait à mes sens et aux siens des débordements délicieux, toute pudeur écartée. Ainsi je me réjouissais de ses retards dans l'attente de ces lendemains qui chantaient, où tout était permis : Les caresses les plus gentilles et les plus canailles, les baisers en chapelets, des orteils aux lèvres odorantes, de la bouche à l'arrière des oreilles, du nombril au, puis-je préciser, au plissé de la porte arrière. Par-dessus tout, j'aurais sucé pendant des heures le minuscule clitoris, n'était son extrême sensibilité lorsque le travail l'avait retenu.
Elle jouissait des mêmes droits de découvertes et pratiquait avec un art consommé les exercices buccaux propres à me conserver longuement en érection. Son plus grand plaisir consistait à étaler mon sperme sur son visage et sur ses seins : C'était meilleur pour la peau que toutes les pommades et onguents. Après une chevauchée sauvage, je devais me retirer pour nourrir l'élasticité de son épiderme, en évitant les yeux. J'aurais préféré parfois m'abandonner dans le vagin, sentir sa réaction à mes contractions. A force d'insistance j'obtenais cette faveur.
Pour satisfaire son ambition, elle avait reporté à plus tard la naissance de notre premier enfant. La vue du bébé de René et Julie m'attendrissait et réveillait mon désir de paternité. Sabine était une épouse très sensuelle, mais, comme beaucoup de femmes s'était mise à l'abri d'une maternité non désirée grâce à la pose d'un stérilet. Je rongeais mon frein. Un jour viendrait, elle me l'avait promis, où je pourrais comme René me pencher sur un berceau.

Ce jour, vers 10 heures, je fis un saut à mon domicile pour récupérer mon ordinateur portable. La voiture de Sabine était au garage: elle était certainement en réunion avec René. Pendant que je traversais le rez-de-chaussée, j'entendis des pas précipités à l'étage, comme une course. J'ouvrais la porte qui donnait sur l'escalier pour entendre le rire joyeux de Sabine et un commentaire étonnant de son adjoint :
- Tu vois, je t'ai attrapée. Inutile de courir. Et maintenant qu'est-ce qu'on dit à son chéri ?
- Qu'il n'est pas raisonnable. On ne devrait pas.
- Mais c'est si bon. Tu m'affoles, j'ai envie de toi
- Pense à ta femme et à ton enfant, là dans la maison voisine.
Je tendais l'oreille. C'était ça le travail qui réclamait un investissement de toutes leurs facultés.
- Tu y as pensé le jour où tu m'as séduit ? Tu t'es jetée sur moi, tu m'as embrassé. Par respect pour ton mari, j'ai essayé de me dérober. Et tu m'as convaincu : Du moment que notre relation restait secrète, elle ne faisait de tort à personne. Elle est secrète, pourquoi se priver ?
- Oui, mais je ne veux pas que tu te mettes à m'aimer. D'accord pour quelques jeux, cependant je vois que tu y mêles des sentiments. Je suis mariée, je tiens à mon mari. Le mariage c'est une chose sérieuse.
On s'est fait du bien. Je ne regrette rien. Il faut savoir s'arrêter.
- Alors, je veux bien te lâcher. Ce sera la dernière fois. Je voudrais garder de toi un souvenir unique, pour me consoler. Je souhaite te voir enfin entièrement nue. Jamais nous n'avons fait l'amour tout nus. S'il te plaît. Viens je te déshabille et tu me rendras le même service. Peau à peau, ce sera fabuleux.
- Va pour ça, mais jure-moi que tu n'y reviendras plus.
J'entends des froissements d'étoffes, des rires chatouillés, les pas de pieds nus. Elle glousse, il la complimente. Ses trente ans sont magnifiques !
- Allonge-toi sur le canapé, laisse pendre ta jambe gauche. J'adore l'odeur de ton sexe. Tu sais lui donner une touche de parfum qui ne chasse pas la senteur naturelle. Et ce rose humide quand j'écarte tes lèvres, et cette saveur unique sur la pointe de ma langue, ça me rend dingue.
- Oh ! Oui, suce doucement le bourgeon, sois doux.
- Comme ça ?
- Oui, mets un doigt, bouge-le à l'entrée, j'adore
Je m'y croirais. Elle me dit souvent la même chose. Dans mon bureau, je saisis mon appareil photos numérique, je neutralise le flash et je gravis l'escalier, me poste derrière la porte du salon et assiste à la première charge. Quand Sabine se donne en amour, elle fait comme au travail. Elle est sur le dos, le pied gauche en appui sur le canapé, le droit planté au sol. Son bassin se tend, repousse le pubis qui se colle au sien. René a pris une cadence lente, il veut faire durer afin de laisser à Sabine le temps de monter en température. Entre l'huisserie et la porte je prends une première photo: les deux corps accouplés en entier et le visage rougi de ma femme. Le bruit de leurs souffles couvre le déclic. Il s'est arrêté, tétanisé; mais son sperme ne doit pas avoir la valeur nutritive du mien, elle l'a laissé se vider contre sa matrice, elle a crié de plaisir mais n'a pas voulu se couvrir le visage de son liquide. Ils récupèrent.
- J'aimerais te prendre en levrette. La vue de ta croupe épanouie me trouble toujours, et nue c'est sublime.
René debout caresse au passage les flancs de sa maîtresse, le plat de la main parcourt le dos du haut en bas. La main se pose sur une fesse, il se déplace vers l'arrière, d'un doigt suit la ligne des fesses. C'est parfait pour la photo, ils seront de face. Agenouillé entre les jambes, il promène son prépuce sur la vulve, lève, baisse, lève encore, s'amuse à énerver le seuil et obtient finalement la supplication :
- Allez, viens, entre, je brûle d'envie, ne tarde plus, prends-moi.
Attends, j'essuie le reflux, sinon nous souillerons le canapé.
Le string doit être trempé lorsqu'il atterrit sur le tapis. René ne se fait pas prier, envoie le gland, mais progresse lentement, vient coller son bas-ventre aux fesses offertes et s'allonge sur le dos de Sabine pour aller déposer un baiser sur la nuque; les deux mains entourent les seins pendants et les triturent. Ils ne bougent plus, tout à la volupté de la pénétration. Il se relève, entame une marche arrière, retire son membre jusqu'à la limite de la corolle, reste en suspens puis plonge subitement et vient claquer l'arrière-train qui résiste au choc. Alors il rebondit, revient, ressort, s'enfonce, accélère, cogne de plus en plus vite. Sabine entame le chant du plaisir fait de aaaaaaaaah coupés de euh. D'une main il a saisi la chevelure, l'empoigne comme des rênes et guide sa monture au galop. La cambrure s'accentue, la mélopée de la femme saillie remplit l'espace, encourage l'étalon en rut. Elle gémit, pousse des cris, respire de plus en plus fort, euh, ehao, hou. Sa figure relevée se couvre de gouttelettes, sa bouche se déforme, ses yeux s'écarquillent avant de se refermer sur l'orgasme qui la submerge. Le cavalier s'immobilise, tête rejetée en arrière et secoué de spasmes, lâche un long soupir : Cette photo sera parfaite.
Leur liaison n'est plus un secret. Elle fait mal. Que de fois m'a-t-elle juré un amour unique et éternel. Que de fois a-t-elle déploré le sort de ces couples infidèles qui divorcent. Ce n'est pas à nous que cela pourrait arriver. Nous sommes un couple modèle. Le couple idéal. C'est l'image qu'elle veut imposer à notre entourage. Je me sauve discrètement, j'ai assisté au terrible spectacle froid, comme anesthésié. Maintenant je me maudis d'avoir oublié mon portable. Ma belle confiance, ma quiétude de mari heureux, c'est fini. Mes mains tremblent sur le volant, j'ai une boule dans la poitrine, une envie de vomir. L'émotion déborde tout à coup, à retardement.
A mon retour vers 18 heures, je me retrouve seul. Je tire quelques exemplaires des photos. Sous enveloppe je les place en sécurité dans mon garage. Je prends l'air dans mon jardin. Quelle suite donner ? C'était une séparation, si j'ai bien compris. La première ? La dernière ? Comment, pourquoi ?
- Bonsoir, Jean.
C'est ma voisine, la jeune et jolie Julie, toute blonde et rose.
- Ah ! Si mon mari était aussi ponctuel que vous. Il est encore une fois en retard. Il prétend que Sabine lui fait faire des heures supplémentaires.
Une mauvaise pensée me traverse l'esprit. La jeune femme est appétissante. En m'y prenant bien je pourrais faire à René ce qu'il m'a fait. J'irais rendre visite à ma voisine, je lui montrerais une photo, je la consolerais. Nous pourrions prendre du bon temps, en secret, sans faire de tort ! Ses seins de nourrice doivent être agréables à téter, mes mains masseraient les inévitables vergetures, je saurais lui faire l'amour aussi bien que son éphèbe et pourquoi ne pas lui faire cet enfant dont je rêve. Je déverserais en elle le venin de ma vengeance. Mais elle n'est pas fautive.
- C'est sans doute une situation provisoire. Il va acquérir son indépendance et organiser lui-même son emploi du temps. Comment va Margaux ??
A 19 heures René revient du travail, seul.
Sabine s'excuse de son retard en arrivant à 20 heures. La journée a été harassante. Mais avec René elle a réalisé un travail qui a été apprécié. Pas de moi, si je la revois, appuyée à l'accoudoir du canapé, dos cambrée, pénétrée par la tête chercheuse de l'adjoint. Elle remue le couteau dans la plaie, mais l'ignore.
Elle est restée en discussion avec le directeur. On propose au binôme un stage de perfectionnement et d'adaptation à des fonctions plus importantes, plus intéressantes et mieux rémunérées. Elle craint que l'un des aspects du stage ne me déplaise : Il doit se dérouler à Strasbourg pendant trois mois, du lundi au vendredi. Mais avec l'avantage de libérer les samedis et les dimanches. Nous aurions tout le week-end pour nous retrouver. Ce serait une magnifique occasion de redonner à notre amour un élan nouveau.
- Cela signifie-t-il que tu n'es pas satisfaite ?
- Mais non, que tu es bête ! Au contraire tu es un mari parfait, je ne pouvais rêver mieux.
Mon aveuglement lui laisse tant de liberté, je le sais maintenant. Pour elle je suis complaisant sans le savoir. Un mari trompé, incapable de soupçonner l'infidélité de son épouse : Ca doit être ça son mari parfait. Ma tête de cocu doit entretenir sa bonne humeur. Elle me flatte par moquerie. Elle va payer son effronterie.
- Reste à résoudre un problème, René hésite à laisser sa femme et son jeune enfant seuls pendant la semaine.
Sabine a pour mission de lui arracher un accord. Le stage est bâti pour le binôme, la défaillance de l'un ruinerait les espoirs de l'autre. Elle compte pour acquise ma bénédiction. Je la surprends en lui annonçant que je vais de ce pas convaincre son adjoint. Qu'elle l'appelle au téléphone, je vais l'entretenir.
Quand René arrive, je l'entraîne dans mon garage, toutes portes fermées. Pas besoin de discours: Julie, sa légitime, ne verra pas ces photos s'il accepte le stage et prend l'engagement de satisfaire sexuellement Sabine jusqu'à la fin du stage, de veiller sur elle et de s'assurer l'exclusivité de ses transports amoureux.
- Non, je ne blague pas. Vous n'avez pas trouvé scandaleux de coucher avec ma femme. Pour son bien, le vôtre et celui de votre famille, continuez !
Il doit imposer ses conditions. Il ira à Strasbourg si ma femme prend l'engagement écrit d'être sa maîtresse pendant le séjour lointain. Il me remettra l'engagement écrit et me devra un rapport hebdomadaire. En cas de manquement de Sabine, il se retirerait du stage. Éventuellement il pourra me téléphoner. Mais je ne veux plus les surprendre avant le départ en stage. Qu'il aille annoncer la bonne nouvelle, j'ai du bricolage à faire dans ma cave. Evidemment Sabine doit tout ignorer de notre accord.

Elle m'accueille avec amour. J'ai droit à une démonstration hors du commun. Vraiment elle a épousé l'homme idéal. Elle me trouve formidable d'avoir réussi où elle et le directeur avaient trébuché.
- Tu connaîtras des week-ends chauds, tu ne regretteras pas.
- Jure-moi que tu me seras fidèle; loin des yeux, loin du c'ur : Je ne voudrais pas perdre ma femme dans l'aventure.
Elle proteste qu'elle n'aime que moi, qu'elle comptera les heures de séparation. Jamais, au grand jamais l'idée de me tromper ne lui traverserait l'esprit. Comment puis-je douter. Je connais pourtant son attachement aux valeurs du mariage. Quand une femme a un mari comme moi, elle veille jalousement sur son trésor.
Et trésor, je suis, déshabillé, caressé, embrassé, fumé comme une pipe, entraîné à une levrette avec présentation de l'abricot qui a déjà servi aujourd'hui. Bien que je n'aie pas l'esprit de concours, je lui prouve que son mari garde l'avantage d'une longue expérience en endurance, en tendresse et en ardeur.
Je lui fais oublier l'exercice du matin, la conduis sur des sommets. Elle me regarde avec admiration et court au bidet. La séance du matin a dopé ses ardeurs. Plus elle me trompe, plus elle m'aime. Serait-ce l'explication de ces élans incroyables après des retards importants ? Si elle travaille le soir, en heures supplémentaires, comme elle l'a fait ce matin avec René, j'aurai encore à connaître des heures de plaisir intense.
- Crois-tu que notre amour est tombé dans la routine ?
- Non, je voulais dire que nous allions connaître un amour encore plus fort. C'est vrai ce soir. Ca le sera tous les samedis et dimanches, mon amour. Je te désirerai pendant toute la semaine et tu en profiteras pendant deux nuits et deux jours. Tu auras intérêt à ne pas te dépenser avec une autre.
Elle regarde mes yeux. Les siens sont clairs, je n'y découvre aucun signe de trouble. Ses yeux me disent qu'elle m'aime. Je ne chercherai plus la vérité dans ces yeux.

Le lendemain Sabine invite pour la fin de semaine des collègues que nous recevons épisodiquement, trois femmes et leur mari. Le DRH invité s'est fait excuser, mais son épouse le remplacera. Colette la plus âgée a passé la quarantaine, traite son mari en brave toutou comme toujours. Gina et Yvonne s'entretiennent, les maris écoutent, parlent autos. Je joue à l'hôte, passe les plats, verse à boire. Arrive Judith, l'épouse du DRH, une magnifique petite femme, cheveux soignés d'un noir de jais, vive, sympathique. Collègue des précédentes, je la vois pour la première fois. Sa silhouette mince, son regard franc et direct, cette taille fine, le sourire permanent, souligné d'un rouge à lèvres discret, sa voix douce : Je cherche ce qui en fait à mes yeux une femme aussi attirante, ce qui constitue un charme aussi puissant. Elle s'excuse de ne pouvoir rester très longtemps, elle n'a pas réussi à annuler d'autres engagements. Au moment de partir, elle me demande d'appeler un taxi. Je propose naturellement de la reconduire.
Nous roulons. Elle me remercie. Elle est venue pour avoir l'occasion de me parler. Elle va droit au but : En raison des nombreuses infidélités de son mari, elle a engagé une action en divorce. La goutte qui a fait déborder le vase me surprendra :
- Connaissez-vous l'histoire de Clinton et de Monica. J'ai par hasard découvert mon mari dans la même position avec une collègue. Au moment où je pénétrais dans son bureau, il était de trois quart appuyé contre le meuble d'une main et de l'autre il guidait les mouvements d'une tête. L'action retenait toute leur attention. J'ai eu le temps de reconnaître la gourmande qui l'avait embouché. Elle y mettait tout son c'ur, s'étranglait en bout de course. La pudeur m'empêche de m'appesantir. Cela vous expliquera la désignation de Sabine pour le stage : J'ai exigé qu'il l'éloigne. Pardonnez ma brutalité.
Je ne l'ai pas interrompue. Je reste muet. Mais depuis quelques jours je découvre une étrange Sabine.
- Pourrions-nous nous revoir ?
C'est tout ce que je réussis à prononcer en la déposant. Je reçois un sourire engageant pour réponse.
Qui est donc cette femme que j'ai épousée ? Son chef, son adjoint, moi : Combien faut-il d'hommes pour assurer la satisfaction de ses envies ? Je constate soudain que je suis assis sur un volcan. Quelle opposition entre le discours et les actes. J'ai vu, je viens d'entendre. Je termine la soirée étranger à tout ce que disent nos hôtes.
Au coucher, Sabine tente de savoir ce qui ne va pas. Elle se lance dans un délire amoureux, m'entreprend. Ses mains me massent, ses ongles se perdent dans les poils de ma poitrine, grattent légers ceux du pubis. Sa bouche me dégèle, chasse mes démons, obtient une érection à la Monica. Au lit je suis devenu une machine, un distributeur de sensations, un expert en positions. Toutes ces agaceries, ces gestes convenus n'ont plus de sens. Sabine s'inquiète.
- Tu as un problème de santé ? Ou est-ce mon départ en stage qui te trouble ? Veux-tu que j'y renonce et que je perde la chance d'une promotion prochaine ?
Quelle élégance ! Ainsi je porterais la responsabilité de son échec; alors qu'elle a tant payé de sa personne. A mon insu bien sûr. Judith m'a éclairé sur les sacrifices consentis, sur son dévouement exceptionnel au DRH. Enfin, tout finit par se savoir. Je suis doublement cocu. Les conditions imposées à René deviennent un transfert; il n'est pas seul à bénéficier du tempérament de l'ambitieuse trentenaire. A lui de se débrouiller. Cette femme à laquelle je fais l'amour, qui s'accroche à mon dos pour le plaisir que je lui donne m'est indifférente, que les autres prennent le relais. Je suis curieux de voir comment René va s'en tirer. L'engagement écrit de ma femme lui garantit des jours et des nuits de délices entre chaque week-end. Il me garantit la paix d'un célibat retrouvé. Dire que j'étais si heureux avant la découverte de leur liaison. La vie était belle. J'ignorais, c'était parfait. Je sais : C'est horrible. Mon c'ur saigne, je baigne en plein désarroi. L'énorme déception m'a glacé. Elle a transformé le mari aimant en froid calculateur. Je ne peux que m'attrister sur les ruines de mon amour bafoué. Il faut être deux pour s'aimer. Il faut être deux pour se séparer. Sabine a fait sa part en me trompant, je cherche ma part de responsabilité dans cette faillite. Mais je n'envisage qu'une issue à notre vie en couple : La séparation.
Pourquoi, pourquoi?


Le lundi soir Sabine me reproche un retour tardif. Si elle savait que? Le prétendu surcroit de travail cache un repas au restaurant avec Judith. Je lui ai montré les preuves de mon infortune, elle a confirmé ses propres constatations. Il s'établit une sorte de solidarité des époux trompés. J'apprends que les jeunes femmes qui cherchent les faveurs de son époux se bousculent au portillon. Le pauvre n'a que l'embarras du choix. Malheureusement il ne peut pas distribuer les mêmes avantages à toutes. Des mécontentes, sans vergogne, viennent se plaindre à l'épouse et finissent par lui donner les preuves de l'infidélité du mari, mais prennent garde de mentionner ce qu'elles attendaient de sa fonction. Elle a un dossier en béton et son avocat va agir. Si je veux divorcer, elle témoignera en ma faveur. Je suis très fatigué ce soir et j'abandonne mon épouse à ses fantasmes.
Le mardi je prends les dispositions pratiques qui s'imposent à la banque et j'annonce à la tricheuse que ses prochaines augmentations justifient la séparation de nos comptes; elle en tire une légitime fierté. J'ai résilié le bail de location du pavillon : Elle le constatera à la fin du délai légal de trois mois. J'ai pris une option sur un F2.
Fin septembre après la première semaine de stage, Sabine revient sexuellement affamée. Le rapport de René m'a pourtant permis de savoir qu'elle l'a mis sur les genoux à force d'exigences. J'assure le minimum syndical. Sabine exige que je passe prochainement une visite médicale et que je demande à ma hiérarchie un allègement de charges. Au retour de la gare, le dimanche soir, Julie fait grise mine.
- Comment Sabine supporte-t-elle le stage ? René semble fatigué. Il a passé son week-end à dormir pour récupérer. Pourra-t-il tenir à ce rythme ?
- N'oubliez pas que je me tiens à votre disposition.
Le jeune mari ne va pas se vanter de ses exploits de la semaine. Et si je réduis Sabine à la portion congrue à domicile, elle va user les ressources du jeune amant. Ce n'est que justice, il sera puni par où il a péché. Je vais l'inciter à prendre des photos souvenirs de ces heures de folie : Sabine dans des poses lascives dans l'appartement que tous deux occupent. Qu'il se serve jusqu'à plus soif. Avec ou sans mon accord, ils m'auraient trompé. Pour René j'en ai fait une obligation, de quoi gâcher le plaisir ! Toujours du plaisir n'est plus du plaisir !
Plus Sabine me trompe avec son jeunot, plus elle me sollicite le samedi. Cette fois elle m'a imposé une position étonnante sur le canapé. En débarquant à la maison, elle lance ses vêtements à tous les vents et arrive nue de la salle de bain. Toujours splendide, seins fermes, cuisses fuselées, toison folle, fesses rebondies: c'est vraiment une belle femme. Mais
- Chéri frotte-moi le dos. Que penses-tu de mes seins ? Ils ne sont pas un peu petits ?
- Que cherches-tu là ? Ils sont parfaits. Quand ton enfant y plaquera sa bouche il sera heureux. D'ailleurs, m'en suis-je plaint ?
- J'ai hâte de rattraper le temps perdu. Je devrais peut-être les faire opérer. Tu ne penses pas ?
- Ai-je épousé une paire de gros seins ? Quelqu'un te conseille l'opération. Qui ? Ne sont-ils pas à la mesure de mes mains : La pointe est fière, le galbe parfait. Ce sont des seins magnifiques. Je les adore, j'adore les caresser et les embrasser. Si j'y dépose ma chose, tiens-moi au chaud. C'est fou !
Elle abandonne le sujet. Elle me fait asseoir sur le canapé, genoux assemblés, passe une jambe de chaque côté, avance, se pose à hauteur de mon pénis, s'accroupit et me dirige vers sa vulve.
- Non plus sur le canapé. Allons dans notre chambre.
Je m'assieds au bord du lit.
- Enfin, je n'en peux plus, entre, pénètre-moi. Ouihh, rhon mon amour, je t'aime.
Bien emmanchée, elle se laisse couler en arrière à l'horizontale, rejette ses bras sur le sol.
- Accroche-toi à mes hanches, ne me laisse pas tomber. Qu'en dis-tu ?
Sous mes yeux s'étale la plage du ventre plat et ses deux seins, magnifiques, il faut le dire, dressent leurs mamelons en pointes devant sa face convulsée. Le ventre s'anime, traversé de vagues successives qui aboutissent à la jonction de nos sexes. Je veux résister à la tension très forte. La diablesse a trouvé mon point faible, redouble la fréquence et la force de ses ondulations. Et nous arrivons ensemble à l'éclatement de la pression, je jaillis en spasmes violents, Sabine ne retient pas sa jouissance. Nous sommes capables de nous rejoindre dans la volupté. Quel gâchis. Nous formions un si beau couple, nos corps s'entendent encore à merveille. D'une main je la tire en position assise. Ses yeux luisent :
- Quel bonheur, mon amour. Tu vois, comme annoncé, nous nous aimons toujours plus fort. Dans deux mois, à la fin du stage, nous verrons si nous voulons un enfant.
Etrange qu'elle aborde ce sujet. Son instinct la met-il en garde ?

Nous avons invité nos voisins pour le repas du dimanche midi. René paraît effectivement mal en point. Il fait grise mine. Julie s'étonne du teint rayonnant de Sabine qui glisse vers moi un regard chargé d'amour. Mais la jeune femme renouvelle ses craintes pour la santé fragile de son époux. Sabine s'engage solennellement à l'obliger à dormir plus, à veiller à limiter son travail le soir.
- René est un perfectionniste, il se donne trop. Je vais le faire ralentir pour qu'il atteigne la fin du stage en bonne santé. J'y ai tout intérêt. Je vais le couver comme si j'étais sa mère.
En aparté, je demande à René d'inciter ma femme à se faire retoucher la poitrine en prenant pour modèle celle de Julie. Il doit insinuer, sans dire que cela me plairait. Il aimerait un peu plus de volume.
Pour tenir sa promesse ma femme passe le dimanche après-midi à faire des provisions d'affection et de sperme. Ce viatique devrait ralentir ses activités nocturnes en diminuant la fringale sexuelle, dont l'amant s'est plaint à moi. Le jeune homme me l'a confié, ma femme est une tornade. Je le hais mais je le plains. J'attends des photos avant d'intervenir en sa faveur.

J'ai repris contact avec Judith. Je ne sais pas ce que cette petite fée vaut dans un lit. Mais elle m'impressionne. Je pense que je ne lui suis pas indifférent. Elle m'a mis en rapport avec son avocat. Nous avons pris deux repas au restaurant. Elle a quitté le foyer conjugal, son mari a demandé sa mutation. La prudence retarde l'aveu de l'attirance réciproque, mais je lis dans ses yeux la promesse de jours heureux. Il est des choses qu'on sent; il faut savoir attendre le bon moment. Jeudi : René me téléphone. Sabine a découché la nuit précédente. Elle était invitée à un pot avec les formateurs. Elle avait recommandé à René de se reposer. Il était éveillé quand vers six heures du matin elle est rentrée sur la pointe des pieds.
- C'est tout simple, tu fais un scandale, tu lui rappelles ses engagements d'exclusivité, tu boucles tes valises et tu rentres ce soir. Tu expliqueras à Julie qu'on t'a accordé un jour de repos supplémentaire. Samedi ma femme te suppliera de reprendre, te fera les plus folles promesses. Surtout refuse ses explications, tu n'es pas dupe de ses mensonges, tu sais comment elle me trompe, tu ne permettras pas d'être traité comme moi.
- Pourquoi n'as-tu pas agi comme tu veux que je le fasse ? Après tout, c'est ta femme.
- Oui, mais tu as eu le tort de te faire prendre en photos, fallait pas. A propos de photos, la semaine prochaine, tu seras en position de force pour exiger de construire ton album de souvenirs. Je compte sur toi. Nous nous verrons vendredi après 18 heures, chez moi.
René est rentré par le tain de nuit. Pour une fois Julie aura droit à des attentions plus consistantes. Sabine a tout essayé pour le retenir. Du mensonge du pot qui se prolonge en discussions jusqu'au milieu de la nuit, à la version du responsable de stage qui lui a fait en vain une cour éhontée, elle a fini par admettre quelques baisers innocents.
- Mais pas plus, je le jure.
Elle a juré de ne plus recommencer, a supplié de ne pas me parler de cette réunion tardive. Héroïquement il a repoussé ses avances, refusant d'emprunter une voie fréquentée par le responsable de stage. Et il est parti.
24 heures plus tard, elle se présente en pleine nuit. Elle est sur ses gardes, ne parle pas du retour anticipé de son adjoint. Peut-être n'ai-je rien remarqué. La douche froide a calmé ses sens. La crainte d'avoir été dénoncée dicte chacune de ses paroles. Nos échanges sont limités. Le samedi matin, exceptionnellement je dois la laisser seule pour participer à l'opération portes ouvertes dans ma concession. Depuis huit jours j'ai été promu directeur administratif de l'établissement. J'ai jugé inutile d'en informer ma future ex-femme. J'ai accepté avec plaisir les félicitations de Judith. La recherche d'une voiture fournit à Judith l'occasion de me voir. Elle hésite, reviendra. Elle revient, reporte l'achat. Je lui ai fait essayer personnellement quatre modèles. Aujourd'hui je fais du zèle en assurant une présence continue: je laisse le champ libre au fameux binôme. René va la mettre au pas.
Fraîche et de bonne humeur, en fin d'après-midi, Sabine veut assister à l'opération. Quelques curieux s'attardent.
- Je voudrais dire deux mots à ton directeur, pour que dans les prochaines semaines il t'accorde le week-end avec moi.
- C'est qu'il s'est absenté.
Elle arpente l'exposition. Un des vendeurs finit par lui révéler que le directeur, c'est ce monsieur qu'il désigne de son doigt tendu dans ma direction. Elle rayonne
- Je te l'avais bien dit, tes mérites ont été récompensés. Que je suis fière de toi.
Les éloges pleuvent, je suis son héros. Ce soir j'aurai droit à la récompense suprême. Elle me glisse à l'oreille le menu complet de la nuit d'amour qu'elle va organiser. Je la contrarie en lui annonçant qu'après le repas au restaurant, j'ai prévu d'assister en sa compagnie à une opérette. Mais va, à mon bras elle est prête à se montrer.
- Tu es grand, beau, tu as de la prestance : Je ne t'ai pas épousé par hasard. Nous formons vraiment le couple idéal.
- Un couple sans enfant.
- Ah ! Tu y penses toujours. Je t'ai déjà dit que dès la fin du stage, ou après ma promotion, nous en reparlerons.
Nous sommes rentrés tard. J'ai dû sacrifier à Eros. Sabine est une partenaire formidable. A ses qualités physiques indéniables, à son imagination débordante, elle ajoute l'avantage de savoir exciter par la parole, par les soupirs et l'expression gutturale les sens de son mari. Toute la ranc'ur accumulée depuis des semaines s'oublie quand elle me serre sur elle, quand elle tend vers moi ce sexe si longtemps adoré. Elle m'enfourche puis m'enfourne dans le conduit inondé de désir. J'ai encore des faiblesses pour la traîtresse et je finis toujours par lui dispenser le plaisir qu'elle recherche. J'oublie alors que d'autres en usent de même manière.
Sur le quai de gare Julie rayonne de bonheur. René a un air résolu. Sabine se montre discrète.
Encore un week-end. Le samedi Sabine va déposer un compte-rendu chez son supérieur. René s'arrache aux bras de Julie. Sabine s'est prêtée au jeu des photos souvenirs. Je n'aurais jamais osé lui demander de prendre ces poses, debout, couchée, à genoux, jambes écartées, sexe exposé par devant, par derrière, par-dessous, vue de derrière mais le visage tourné vers l'objectif. Si elle a refusé en premier, elle s'est lâchée par la suite. René connaît tout d'elle. Son départ précipité, les efforts qu'elle a dû déployer pour le convaincre de continuer lui ont donné l'audace d'exiger. La photo la plus expressive est celle du baiser prise à bout de bras. René me livre une information dont il ne voit pas l'importance.
Mercredi prochain, l'enquête en grande surface, avec observations commentaires et propositions se fera individuellement. Je m'empare du trousseau de clés du bâtiment et de l'appartement strasbourgeois de Sabine et vais immédiatement faire des doubles. Elle ne s'en n'est pas aperçue.
- Tu es vraiment certain que mes seins ne te plairaient pas plus s'ils ressemblaient à ceux de Julie ?
- Examinons la question de plus près. Penche-toi. Ils sont sensibles. Ne crains-tu pas que l'opération les rende moins réactifs. Tu te tords sous la caresse actuellement. Mais après ? Ne pourrais-tu pas attendre d'avoir allaité pour te comparer à la voisine ? Si tu y tiens, après ton stage je ne ferai pas d'objection.
Je constate que René n'a pas oublié le sujet.
Judith, comme moi est persuadée que mon mariage est condamné. La série de photos l'a scandalisée. Elles sont dignes d'un site pornographique, mais indignes d'une épouse, compte tenu du lieu et du photographe. Elle a longuement gardé ma main dans les siennes, m'a souhaité bon courage. Elle est à mes côtés, je peux m'adresser à elle en toute confiance. Nous nous sommes enlacés un bon moment. L'accolade a été tendre. Elle prend rendez-vous chez son avocat pour mon divorce.

Je visite le fameux appartement. La chambre de René est impeccable. A voir le lit, il est évident que Sabine n'a pas couché seule, le mobilier est celui des photos obscènes. Cuisine, w.c. salle de bain, une salle qui ne contient que deux chaises et une table. Je m'y installe C'est mercredi, jour d'enquête individuelle : J'ai flairé la ruse. La fenêtre donne sur la rue. A 13h45 je vois René sortir d'un bâtiment à gauche. Il arrive, j'entends ses pas : Il quitte sa chambre et s'en va. Sabine quitte le même bâtiment, s'arrête près d'une berline, fait un signe et vient vers ici. Un chauve rondouillard s'extrait de la voiture et lui emboîte le pas. Bruits de clés, pas rapides, portes qui s'ouvrent et se ferment
- Monsieur, vous pouvez entrer, il est parti.
- Mon petit, appelle-moi Albert quand nous sommes seuls. Mais vous êtes bien installés.
- Prenez place, je fais un tour dans la salle de bain. En attendant, mettez-vous à l'aise.
- Oh ! Que tu es merveilleuse, ma petite Sabine. Viens vite.
J'entends des bribes de déclaration enflammée. Des silences. Sabine a droit au célèbre couplet du mari qui ne s'entend plus avec sa femme.
Avec précaution, je sors de ma cachette et m'approche de la chambre occupée par le couple.
- Albert est paresseux ? Albert est fatigué ?
- Albert est ému. C'est la première fois que je suis infidèle; ça me trouble, mais ça va passer. Tu m'inspires.
- Albert est dans de bonnes mains. Il prend forme tout doucement. Il aime mes caresses. Albert aime ma langue ? Qu'Albert se rassure, moi aussi c'est la première fois que je trompe mon mari. Mais Albert est un homme formidable, irrésistible. Comment ne pas l'aimer ? Laaaaaaaaaaaaa, humm
C'est cucul, bêtifiant : La liaison commence, les partenaires communiquent plus difficilement en paroles qu'en actes.
- C'est fantastique, chère enfant. Tu me redonnes vigueur. Allonge-toi sur moi. Pendant que tu encourages mon membre, je vais faire connaissance avec toi... Le merveilleux fruits, la douce toison. Moi aussi je veux te sucer. O, belle jeunesse. Le bel ourlet des lèvres, l'enivrante odeur de femme. Hum

Je jette un oeil. Le lit est sur la gauche. La chevelure de Sabine pend entre les cuisses de l'homme, animée d'un mouvement de bas en haut. Plus loin ses fesses cachent le visage de l'homme, caressées par la main gauche. Le coude droit relevé indique qu'un doigt fore son chemin entre les lèvres : Un murmure roule sous la chevelure, elle apprécie l'intrusion et le fait savoir. Albert redouble d'efforts. Son crâne chauve brille au-dessus de la croupe; il vient de mettre sa langue à la place du doigt et s'agrippe des deux mains aux hanches pour lécher et sucer. Le murmure de Sabine enfle, ses jambes sursautent. Albert est très habile de la bouche. Mais à l'autre extrémité ma femme peine à l'amener à l'état souhaité. Ses mains relaient sa bouche, masturbent, décalottent, rendent la pine paresseuse à la bouche acharnée. Le bonhomme a les yeux plus grands que la verge. Sabine n'en fera pas une matraque !
A côté de la porte, sur une chaise, le prénommé Albert a déposé son pantalon. Je me baisse et le tire à moi. Pendant que tous deux continuent chatouilles, gratouilles, fellation et cunnilingus avec concert de gémissements et cris de souris, soupirs inspirations et expirations bruyantes, saccadées, un peu en retrait, je fais les poches. Le portefeuille m'intéresse : Un permis, une carte grise, une carte d'identité et deux cents euros. Ce monsieur me vole ma femme, je peux me permettre d'opérer un prélèvement. J'empoche : c'est le prix de ma douleur. Je remarque le trousseau de clés de Sabine sur la serrure et la veste d'Albert sur le porte manteau de l'entrée. J'y pêche un trousseau de clés : Il rejoint le portefeuille
- Ma chère, j'ai malheureusement un rendez-vous dans une heure. Les hors d'?uvre m'ont comblé. Je voudrais te faire l'amour.
Il est solennel le boursoufflé.
- Je brûle d'envie, Albert. Veux-tu une position particulière.
Elle est servile, elle ne peut pas être amoureuse. Enfin, tous les goûts sont dans la nature.
- En levrette, c'est ce que je préfère.
Sitôt dit, sitôt fait. Tête tournée vers le chevet, Sabine pose ses deux mains, s'appuie sur les coudes, creuse le dos et étale sa croupe majestueuse sous les yeux goulus du bonhomme agenouillé derrière elle. Il est de dos, mais vraiment n'est plus jeune. La taille 62 du pantalon prouve que ce n'est pas par méchanceté de mari jaloux que je le vois bedonnant. Ce gros tas de graisse couche avec ma femme, il glisse difficilement ses genoux sur le drap, s'introduit entre les jambes fines, envoie, en se penchant, sa main droite vers son engin et le dirige vers la cible. Sabine de la gauche ramenée, écarte une fesse. Albert remue les siennes, pousse, ne trouve pas.
- Attends que je t'aide.
Elle appuie sa tête et ses épaules et sa main droite, sous son ventre vient se saisir de la verge pour la mettre en place, guider et faire pénétrer: un vrai travail
- Ah ! J'y suis. Que c'est bon.
Quel clown. Ce gros bonhomme ferait pitié. Il reste planté, bidon gras collé au fessier généreux. La prise n'est pas assurée, il faut qu'il avance cuisses et genoux pour ne pas perdre le contact. Sabine compatissante présente de son mieux la vulve convoitée. Enfin Albert se met en branle. Il souffle comme une locomotive.
- Merci, Sabine, tu es bonne. Merci.
Il n'y a qu'une explication à cet accouplement hideux : Sabine assure ses résultats de stage.
Le lit grince, j'en profite pour faire deux ou trois photos. L'autre vient de déraper. Sabine propose un changement de position à l'amant poussif. Albert est sur le dos, son ventre proéminent est impressionnant. Avant de l'enfourcher Sabine agite le pénis, le masturbe pour lui redonner la raideur indispensable. Elle est penchée, Albert malaxe les deux seins. Les jolies fesses s'abaissent :
- Voilà, nous y sommes.
Elle lance un trot hésitant, se rassure sur la qualité de l'érection, accélère, fait souffler le phoque sous ses ruades. Je reconnais ses élans, sa fougue habituelle. J'admire ce dos qui se creuse puis s'arrondit régulièrement, ce mouvement rasant d'arrière en avant, la savante recherche du contact du clitoris avec la base du sceptre, le clin d'oeil du petit trou. Ca ne dure pas, un gros doigt vient tirailler les plis de l'oeillet, une phalange franchit l'anneau du sphincter, déclenche une ruade et un cri de satisfaction. Décidément Albert connaît ses insuffisances et compense avec ses mains. Généreusement Sabine s'aplatit sur son ventre pour donner le sein au correcteur.
J'en ai assez vu pour aujourd'hui. J'ouvre la porte, vole les clés de l'épouse trop occupée pour m'entendre. Pantalon d'Albert sur le bras, je referme la porte à double tour. Le pantalon atterrit dans une poubelle. Quand seront finies les galipettes, ils vont se retrouver enfermés, lui sans pantalon et sans papiers, sans clés de voiture, dans l'impossibilité d'honorer son rendez-vous. Ils seront obligés d'attendre le retour de René. Devant le responsable de stage en tenue légère, René pourra monnayer son silence. Qu'ils se dém'..
J'aurais pu me montrer, chasser le sans culotte, le poursuivre en criant au satyre, ameuter les passants, le faire contrôler par la police, avec une voiture fermée mais sans papiers. L'idée m'a effleuré. Je préfère être discret, la mise en place du divorce exige cette discrétion temporaire. Pas de vagues. Puisqu'il n'a pas hésité à dévoyer une collègue mariée qui prétend en être à sa première faute, j'enverrai à sa femme une lettre circonstanciée sur la façon dont je l'ai dépouillé. Je suis pour la paix des ménages.
Le coup de téléphone du lendemain vient d'un René furieux. Le gros honteux et confus s'est associé à Sabine pour le supplier de rester. Mais dans un premier temps il a été accusé d'avoir fait le sale coup. Enfin ils ont soupçonné un cambrioleur de s'être introduit. Cependant ils ont préféré étouffer l'affaire. Albert fera changer la serrure. A la nuit, drapé dans une serviette Albert a rejoint sa voiture, mais a dû appeler un taxi. Qui lui a fait un cocard, bien visible ce matin; un coin de table malveillant comme il le raconte ou madame ?
Sabine a redoublé d'ardeur avec René. Elle regrette, mais lui a fait comprendre l'avantage que tous deux vont tirer de l'incident. Elle a ri de la piètre prestation du puissant directeur. Pour la première fois de sa vie elle a simulé le plaisir. Elle a tenu à recevoir de René le plaisir manqué. Aussi quand elle a joui, plus expressive? René se souvient qu'il parle au mari, s'interrompt :
- Excusez-moi, je ne devrais pas m'étendre sur le sujet
Il s'étend bien sur ma femme l'imbécile heureux. Il faut croire qu'il est devenu jaloux.

Sous prétexte de montrer à René nos derniers modèles, je l'ai conduit à mon bureau. Je modifie les consignes : Interdiction absolue de toucher à ma femme. Il se déclare soulagé. Je lui ouvre un album de photos pour lui rappeler le chemin parcouru. Il y figure en bonne place.
- Comment c'est toi qui as photographié Albert ? Tu es venu à Strasbourg ?
- Non, j'ai engagé un détective privé. J'ai l'intention de divorcer et je monte mon dossier : Ma femme n'est fidèle ni à toi ni à moi.
Je mens, le détective, imaginaire, pourrait le surveiller. Le doute peut l'assagir.
- Mais tu vas me compromettre. Que va dire Julie si ces photos paraissent ?
- Je ne devrais pas m'en soucier. Ca fait assez longtemps que tu te paies sur la bête. Par respect pour ta femme et pour ta fille, si tu invoques la coucherie avec Albert et si tu romps définitivement votre liaison, j'aurai d'autres arguments.

Ce point réglé, je déclare à ma femme que je suis las des reports qu'elle m'impose depuis des années à propos de la conception de notre enfant. Je lui déclare que notre couple est en danger. Pour qu'elle me prenne enfin au sérieux, j'ai décidé de ne plus avoir de rapports sexuels avec elle si elle conserve son stérilet. Je suis sourd à ses récriminations, je ris de ses soupçons. La perspective de l'éclatement de son couple modèle la conduit à accepter un rendez-vous chez son gynécologue samedi prochain. Je reste inflexible, je refuse de lui faire l'amour.


- C'est désespérant, m'a raconté Julie dimanche soir en revenant de la gare. Il a de nouveau passé le week-end au lit, avec un terrible mal de tête. Je me demande s'il n'a pas rencontré une autre fille là-bas. Il me néglige. Je ne le reconnais pas. Il était si aimant.
Je l'ai consolée. Je lui ai rappelé que ma femme veillait sur lui. Elle m'a remercié, a voulu m'offrir un verre. Nous en avons bu deux. Elle avait les larmes aux yeux. J'en avais mal au c'ur. Je l'ai serrée contre moi pour la réconforter. Elle s'est épanchée, a pleuré, a cherché le creux de mon épaule. Elle a levé ses yeux tristes, m'a fait fondre. Nous nous sommes embrassés. Elle était frustrée, j'étais en manque d'affection sincère. Et l'inattendu s'est produit: Julie m'a fait une déclaration d'amour. J'étais fort, mature, posé, solide, sécurisant, fidèle, sympathique et j'en passe; j'avais toutes les qualités qu'elle attendait d'un homme. Pris au dépourvu, ému aux larmes, je dus faire un effort surhumain pour remettre de l'ordre dans nos sentiments.
- Julie, j'ai pour toi une véritable amitié. Mais aussi émouvante que soit ta déclaration, je t'invite à ne pas céder à un moment de déception. Toutes ces qualités que tu me trouves, tu les redécouvriras chez ton mari. Laisse-lui du temps, il va retrouver plus de sérénité d'ici un mois. Tu es adorable, tu mérites d'être heureuse. Restons amis et confidents. Il m'est arrivé de rêver de toi, tu es très désirable : Ca ne nous conduirait nulle part.
La tentation était là, la vengeance facile. Je pensais à Judith, à un bonheur sans complication, sans remords. Les dégâts ne devaient pas s'étendre.

Sans objection, Sabine veut faire enlever sa protection, elle me demande de l'accompagner chez le gynécologue. Sevrée pendant une semaine, elle a revu ses positions et espère de gros câlins.
Hélas, le médecin lui recommande quelques jours d'abstinence. Au moment du départ du train mon oeil averti constate un froid entre Sabine et René. Osera-t-elle, sans le stérilet, se lancer dans une aventure ? Patientera-t-elle jusqu'à samedi ? La joie de Julie fait plaisir à voir. J'avais raison, son mari est redevenu l'homme qu'elle a choisi. Il s'est montré en forme, plein de tendresse. Elle verse des larmes de joie et m'embrasse sur les deux joues.

J'ai de plus en plus de plaisir à rencontrer Judith. Elle m'attendra. Elle est certaine que nous formerons un couple idéal. L'avocat va entreprendre les démarches. Il nous recommande de ne rien précipiter pour ne pas compromettre l'issue du procès.


Ce week-end, j'annonce à Sabine que je demande le divorce. Elle tombe des nues. Ce n'est pas possible. Elle me croyait sérieux, fidèle, capable de supporter la séparation du stage et fière de sa future promotion. Quel diable m'a piqué ? Quelle femme m'a sorti du droit chemin ? Que vont dire parents, amis et connaissances ? Je dois réfléchir, me calmer. Elle m'aime, tout ce qu'elle a fait, elle l'a fait pour moi et il y a ce projet de bébé. Elle a faire retirer le stérilet volontairement. Huit années de mariage, un si grand amour, un avenir plein de promesses. Non, je plaisante. Mais ce n'est pas une plaisanterie à faire.
J'ouvre mon album. Elle revit ses amours adultères en quelques clichés. Au lieu de la faire espionner j'aurais mieux fait de la mettre en garde. Je lui présente le manuscrit de son engagement éhonté envers René. Elle pleure sur ses erreurs, demande pardon, jure que plus jamais' C'était sa première faute.
- C'est-ce que tu as raconté à Albert, en oubliant René, Emile le DRH et sans doute d'autres acteurs de tes promotions.
Pour couper court, je lui rappelle qu'elle a été surprise à genoux devant son ex DRH désormais muté : A-t-elle oublié ? Judith en témoignera si nécessaire. Combien de premières fautes pour sa promotion ou pour son plaisir ? Il m'est impossible de lui faire confiance.
En considération de son apparente fidélité pendant des années, je lui laisse le choix entre un divorce par consentement mutuel sans éclaboussures et un divorce pour faute avec l'étalage de toutes les preuves et les dommages collatéraux : Atteintes à sa bonne réputation, témoignages de ses amants, enquêtes sur ses promotions passées, appel à témoins, destruction d'autres foyers, ridicule aux yeux des collègues. Que penseraient parents et amis de ce petit album ?
Son choix était prévisible. Je lui recommande de prendre un avocat. J'annonce mon déménagement au cours de la semaine qui vient, je n'emporterai que ma chambre à coucher et les meubles de mon bureau. Enfin, le bail de location arrive à expiration le 31 du mois. Ses problèmes ne me concernent plus. Ce soir elle pourra dormir sur le canapé de ses exploits. Dernière attention du cocu :
- Utilise des préservatifs, je te délie du serment de fidélité que tu n'as pas respecté.

C'est long un divorce. Le mien l'a été particulièrement. René et Julie ont commandé un garçon. Demain Judith épouse notre avocat.

L'action engagée, le divorce obtenu, je me suis rendu-compte de ses conséquences. Certes j'avais rompu avec la femme adultère. Si la situation avait le mérite d'être claire, je regrettais les temps heureux où j'aimais et où j'avais l'illusion de recevoir l'amour de Sabine. J'avais brisé simultanément toute la complicité acquise en tant d'années : Plus de discussions sur nos lectures, plus de sorties dans la nature, plus de films partagés, de théâtre ou d'opérettes, de repas au restaurant. Finies les tâches ménagères partagées, fini le jardinage, envolés les plaisirs simples vécus à deux. Et retour à zéro sexe ! Les joies du célibat ont des limites.

Judith appliquait à la lettre les consignes de l'avocat, se faisait de plus en plus rare. Elle était venue faire une révision de sa voiture sans passer par mon bureau. Le jour du jugement de divorce, Georges m'annonça qu'il avait demandé et obtenu la main de Judith. La foudre me tombait sur la tête. Le baveux avait une façon particulière de me tenir le bras, de me regarder, de se tenir à ma disposition en scrutant mes yeux. Il m'était arrivé de me demander s'il ne me faisait pas des avances. Il se montrait en compagnie de jeunes hommes que je trouvais efféminés, jamais en compagnie de jeunes femmes en dehors de ses clientes. J'aurais donné ma main à couper: il était gay. A chacun ses préférences: je ne lui laissais aucun espoir. Il s'entourait d'objets d'art, achetait des tableaux place du Tertre, fréquentait les artistes et aimait montrer ses collections: il avait bon goût. Pourquoi avait-il jeté son dévolu sur Judith ?? Comment Judith avait-elle pu s'attacher à lui ? Non, je m'étais fait des illusions et au moment où nous pouvions enfin nous rejoindre, à son tour elle me laissait tomber. Accablé par la trahison de celle que j'avais adorée pendant des années, j'étais effondré de subir ce nouvel abandon. Georges aurait aimé me prendre comme témoin de son mariage. La rage au ventre, je voulais décliner poliment l'invitation. Pourtant j'assistai impassible à la cérémonie, à la surprise d'une mariée bien gênée.

Un samedi, je reçus une visite inattendue. Sabine, mon ex femme, que je rencontrais au tribunal, notre sort étant réglé, se présenta le soir. Elle était souriante, détendue et venait me demander conseil. On se défait difficilement de certaines habitudes. Un de ses collègues, gentil garçon, qui l'avait aidée à traverser l'épreuve du divorce, devinez comment, venait de lui proposer de l'épouser. Elle avait conservé la location de la maison, Sébastien s'était établi chez elle en toute discrétion. Tout naturellement ils forniquaient : Selon Sabine, elle avait tiré un numéro acceptable, de bonnes dimensions et de bonne volonté, mais un peu rapide à la détente. Elle s'appliquait donc à lui enseigner les moyens d'éviter l'éjaculation précoce, véritable fléau pour une amoureuse normale et surtout pour elle. Mais il n'est pas toujours drôle de devoir couper son élan au beau milieu des ébats pour freiner l'excès de précipitation de son partenaire. Est-ce que j'approuvais son engagement ? Elle hésitait. J'avais du mal à comprendre son hésitation : Elle était libre, mais ne se permettrait qu'un engagement sérieux. Je devais connaître la haute idée qu'elle se faisait du mariage ! Pardi.
- Tu sais que je ne cesserai jamais de t'aimer. Tu me manques, aucun autre homme ne te remplacera jamais dans mon c'ur. Tu n'as qu'un mot à dire et je te reviens.
Des mois d'abstinence, la déception récente de l'annonce du mariage de Judith, cette déclaration d'amour et tout le manque, ressenti depuis des mois, de tous les bons côtés de la vie de couple m'ont fait hésiter une minute, moi aussi. C'était plus qu'il n'en fallait à Sabine. Elle se jeta dans mes bras, m'embrassa à pleine bouche. Je lus dans son regard ce que j'aurais voulu y voir toujours, je rendis le baiser. En un rien de temps, nous étions nus, enfiévrés, couchés dans le lit conjugal, oublieux du passé pénible, livrés à la passion renaissante. Elle brûlait d'impatience, m'attira sur ce corps dont j'avais été fou, m'encercla de ses bras, me coinça entre ses cuisses adorables. Je n'avais dit ni oui ni non, ma verge avait retrouvé le chemin, le vagin l'avait reconnue et nous étions unis, nos bouches se dévoraient, nos bras serraient. Deux fous d'amour, deux assoiffés, deux moitiés recollées pour ne former plus qu'un, nous avions reconstitué le couple et elle me criait
- Aime moi, je t'aime, je t'aimerai toujours.
Nous étions heureux, nous pleurions, souffles coupés par l'effort de l'union. J'allais et venais, je me souciais de donner le maximum de plaisir, comme au jour lointain du mariage. Sabine exultait, chantait son amour et son plaisir. La cyprine débordait. Tous les freins avaient cédé et nous déboulions ensemble dans nos habitudes rétablies avec un bonheur tout neuf, sans nuages. Elle m'aimait, je l'aimais, nous faisions l'amour: c'était magnifique. Son ventre roulait, se soulevait, m'aspirait. Je bourrais, poussais de l'avant, plongeais dans ses profondeurs trempées. Comme deux forcenés nous courions à la recherche du grand frisson, celui qui vous tétanise. Quand vint l'annonce de l'éjaculation, que ma verge se raidit, je me retrouvai prisonnier de deux jambes et de deux bras noués avec force autour de moi et j'obéis à l'ordre clair:
- Reste en moi, ne sors pas, remplis-moi de ton amour.
En longues secousses, en spasmes déchirants je vidai les réserves accumulées. Elle riait, son rire me soulevait. Elle recueillait dans la joie le jaillissement de semence. Le bonheur c'est ça, tout simplement. Quand enfin on l'a saisi, on ne veut plus le lâcher. Mais après la tumescence vient la détumescence, le retrait involontaire commandé par la nature. Sabine ne l'entendait pas ainsi. Un temps de récupération peuplé du rappel de tous nos bonheurs passés, suivi de ces activités manuelles où elle excellait, renforcées de la chaleur de sa bouche, du mouvement de ses lèvres et de sa langue et nous voilà repartis pour une nouvelle consommation de l'union. Puisque nous en étions d'accord, nous nous laissions emporter par l'orage de nos sens. Une véritable tornade, dont nous n'étions plus maîtres. Mes réserves bouillonnaient, je chargeais, variais les angles d'attaque, me collais à la vulve béante, immobile pour écouter les battements du sang qui affluait dans mon pieu. D'un coup de rein impérieux elle relançait le mouvement, réclamait une nouvelle charge. Gonflé à bloc par les mois d'abstinence, je rendais coup pour coup. Le vagin ne pouvait conserver tout le sperme. Mon drap en garderait des traces. Tout a malheureusement une fin. Nous ne savions pas conclure, nous étions épuisés.
- Alors, j'épouse Sébastien ou non ?
Nous étions revenus à la question. Pauvre Sébastien, à son tour cocu. Pas encore marié et pourtant trompé. Je n'avais pas de réponse. Le rôle d'amant me convenait soudain. C'était l'affection, le plaisir assuré sans les inconvénients du mariage, sans les complications d'un divorce. C'était le carpe diem sans souci du lendemain. Le toujours possible sans obligation.
- Ma chérie, tu m'as rendu la joie de vivre, tu m'as rempli de bonheur. Tu peux aussi faire le bonheur de Sébastien. La solution la plus sage est que tu t'appuies sur l'homme qui t'a courageusement soutenue. Tu garderas une grande place dans mon c'ur. Tu as constaté que tout mon être garde l'empreinte de notre union passée. Mais je ne suis pas sûr de pouvoir reconstituer le couple que nous formions. Il me manquera toujours la confiance absolue en toi.
- Je te jure que plus jamais je ne te tromperai.
- Hélas, je sais que tu es sincère. Tu l'as toujours été, tu m'aimais et pourtant tu en aimais d'autres. Alors aime Sébastien et si ton c'ur déborde d'amour je recueillerai le trop plein si tu le veux. Il suffira d'un signe de toi.
Elle était déçue, mais soulagée aussi. Après un dernier baiser d'amants elle rejoignit son futur époux.
J'aurais voulu repartir du bon pied avec elle. Nous venions de vivre une soirée inoubliable, exceptionnelle, mais ce n'était pas une garantie pour une succession de jours ordinaires, normaux, soumis aux tentations. La découverte de mon infortune m'avait si rudement blessé, je ne voulais plus subir une torture comparable; je me protégeais. Deux mois plus tard, Sabine m'annonça triomphalement, en présence d'un Sébastien radieux, qu'elle attendait un joyeux événement. Dans un coin de mon c'ur, je cache un secret espoir.

A plusieurs reprises j'ai aperçu Judith. Elle a épousé son « maître du barreau ». On ne peut pas dire qu'elle rayonne de bonheur. Elle doit être embarrassée d'avoir déçu mes espoirs. De banalités en banalités, elle a fini par me confier qu'elle regrettait certaines décisions. Un week-end, son mari parti en quête d'un Daum (vase de couleur de l'école de Nancy), elle m'a invité dans ce restaurant où nous aimions nous retrouver parfois. Son mariage n'était pas heureux, son mari la négligeait, et, pire, la traitait comme un garçon quand il daignait coucher avec elle. Je ne fus pas étonné de l'apprendre. Chacun avait sa chambre. Dès le lendemain du mariage, elle s'en était rendu compte : Elle avait à peu près autant d'importance qu'un vase ou un tableau de maître. Elle faisait partie de la décoration, elle était la femme indispensable à la bonne réputation, la maîtresse de maison décorative, utile pour diriger les réceptions. Et ce grand seigneur avait commencé à lui réclamer une participation aux achats de biens précieux. Elle se rendait compte que son mari avait un train de vie coûteux, que pour briller aux yeux des autres, ses dépenses étaient supérieures à ses revenus pourtant considérables.
L'avocat avait manipulé sa cliente. Il ne l'aimait pas, il s'en servait. Elle supposait que son mariage camouflait la réalité de ses habitudes. Si les plus vaillants des gays font leur coming out, Georges craignait vraisemblablement que la révélation de sa vie intime, en province, risquât de lui faire perdre des clients. Judith était désespérée. C'était la seule explication à ces confidences. Ainsi donc cette sublime créature était-elle réduite au rôle de faire valoir et payait-elle cher de s'être laissé tenter par la situation sociale et le bagout de ce beau parleur. A chacun son enfer. J'essayai de la consoler, l'encourageai à reprendre sa liberté.
- Comment échapper à ce maudit mariage ? Je ne veux plus perdre un an de ma vie à divorcer et à être obligé de t'attendre.
- Quitte-le aujourd'hui, ce n'est pas plus difficile. Qu'est-ce qui pourrait t'obliger à le subir plus longtemps ? Et trouve-toi un bon mari.
- Mais, c'est vrai. Instruite par mon premier mariage, j'ai établi un contrat de communauté réduite aux acquêts. Si je le quitte je conserve mes biens. Donc, si tu veux de moi, je suis à toi sans attendre.
Elle avait un esprit pratique développé par sa profession. Mais elle n'avait pas saisi le sens précis du :« Trouve toi un bon mari ».
- Excuse-moi, tu m'as relégué au second rang une fois. J'aurais aimé t'épouser quand j'ai obtenu mon divorce. Je veux bien t'aider, rester ton ami,
- Je comprends, j'ai été odieuse. Pardonne. Faute d'être mon mari, accepterais-tu d'être mon amant ? J'ai besoin qu'on m'aime, même un tout petit peu.
Des larmes d'une femme aussi belle, c'est insupportable. Je ne pus refuser.
- Advienne que pourra. Je veux bien essayer, sèche tes larmes.
Son visage s'illumina, ses mains délicates, si bien manucurées s'emparèrent des miennes et sa bouche m'accorda ce baiser ardent que j'avais si longtemps attendu.
Je l'aidai à faire ses valises et elle quitta sur le champ la demeure de maître richement décorée et vint se serrer dans mon deux pièces de célibataire. C'était provisoire, elle allait s'installer dans sa maison.
Nous étions enfin réunis. Amoureux depuis plus d'un an, jamais nous n'avions franchi les limites de chastes baisers. La parenthèse de son récent mariage était fermée. Coincés entre les valises nous avons échoué sur mon lit. J'avais à mon côté cette femme si longtemps désirée, maltraitée par la vie, trompée par un premier mari, négligée par le second quand il ne la sodomisait pas. Nous étions pressés de nous aimer. Je savais que trop de précipitation pouvait conduire à un nouveau désastre. Je refusais de savoir. Le plus dur était fait, puisqu'elle était là, puisqu'elle déclarait n'avoir pas cessé de m'aimer. Il est parfois nécessaire de faire un acte de foi ! Elle vivait avec l'espoir d'avoir enfin découvert l'homme de sa vie. Mais chat échaudé craint l'eau froide. Je me répétais « Amant, pas mari ».
Ce matin encore je m'interrogeais sur le sens de mon existence. Ce soir, nu près de l'amante, j'admirais ce corps enfin révélé, mes mains le caressaient, le parcouraient, prenaient possession de ces territoires. Les doigts légers ici, plus fermes là, apprenaient la délicatesse de la peau, la fermeté des muscles, semaient des frissons, s'aventuraient dans les plis, épousaient les courbes. Tout était nouveau, y compris l'abandon confiant qui répondait à mes audaces. Elle souriait, apaisée, toute crainte écartée, offrait en toute simplicité son corps, ce ventre plat, ces jolis seins discrets aux mamelons érectiles, le fuseau modelé des cuisses, cette peau si douce à l'abord du sexe convoité, si lisse, comme une invitation à continuer vers un endroit meilleur. Elle était heureuse de redécouvrir le plaisir d'être regardée avec respect et désir. Elle était ravie du plaisir que je prenais à l'explorer avec calme, les yeux brouillés de larmes de bonheur. La progression était longue, entrecoupée de baisers chargés d'amour. Elle me rendait des caresses avec la même sérénité. Sa bouche suivait ses mains, son souffle émouvait les parcelles de peau touchées, pressées. Qu'il était bon de prendre son temps, de se regarder, de se dire des mots doux, de se tenir assis en tailleur, face à face, mains dans les mains, en silence. Nous étions hors du temps, parce que nous savions que nous approchions de la communion des corps et des âmes.
L'histoire était écrite, il s'agissait de la vivre pleinement, d'en charger notre mémoire. Corps enlacés, nous dégustions le plaisir d'être ensemble, librement, dépendants l'un de l'autre, volontairement côte à côte, réunis dans l'espoir d'accomplir aujourd'hui le rêve de notre vie. Parce que ma résistance faiblissait, je savais où nous finirions. Ce que femme veut?Judith m'avait attendri, m'envahissait, me donnait son amour, se battait pour me reconquérir. Mon premier mouvement d'orgueil fondait à la chaleur de son étreinte, au bonheur lu dans son regard. Amant maintenant, peut-être mari un jour. Mes défenses faiblissaient. Pourquoi rejeter un possible bonheur ?
Et nous parlions, nous faisions des projets de vie commune, durable, longue, heureuse. Mes jambes se nouaient aux siennes, nos bouches confondaient leur haleine. Ses mains s'étaient arrêtées sur mon pénis, ses yeux m'avaient interrogé. Je consentais. Elle tenait la preuve de mon excitation charnelle, je m'épanouissais sous la caresse précise. Elle avait desserré les cuisses, accordé à ma main l'accès à la plage bouclée du pubis. Dans la paume de ma main palpitait la douce colombe, mon majeur couvrait la fente, allongé et pesant, il affirmait ma présence, ouvrait la voie, atteignait la source humide. Judith approuvait d'un ooooh, ouvrait d'avantage l'anglet et me fixait. Elle appréciait cette approche délicate, se sentait estimée, désirée. Elle avait été un bout de viande livré en pâture à un avocat sauvage, elle était femme consentante qui s'ouvrait à son plaisir et qui voulait partager la volupté de l'acte d'amour.
- Après la déchéance, tu me rends ma dignité.
Ce don complet me bouleversait. J'avais reçu sa proposition comme une bonne action, un service à rendre. Le scout devenait un héros à ses yeux. Je pensais que j'étais un type bien et remontais dans l'estime de moi. Et j'en arrivais à penser :
- J'ai une chance formidable
J'avais pensé à haute voix, pour le plus grand bonheur de Judith.
- Et moi donc. Je t'adore, mon amour
Les mots d'amour rattrapaient les actes.
J'étais prêt à la pénétrer, me mettais en position. Elle m'arrêta de la main
- As-tu des préservatifs ?
Pas possible, ça ne recommençait. Cette femme refusait la maternité.
- Non, mon amour, ce n'est pas ce que tu crois. Je t'aime, tu es mon tout, je veux un enfant de toi. Je veux un enfant et un mari en bonne santé. Avant d'être sure d'être moi-même en bonne santé, je ne veux courir aucun risque. Nous avons obéi à notre envie de vivre ensemble. Je veux prendre le temps de me faire examiner. Tu sais d'où je viens, des précautions sont nécessaires. Me comprends-tu ?
Nous nous sommes beaucoup amusés à mettre en place la protection. Il fallut quatre mains pour envelopper mon sexe gonflé d'impatience. Ce mélange de fous rires et de tendresse, d'envie et de délicatesse nous rapprocha. Menue mais décidée, Judith me plaqua sur le dos, me gratifia de nouvelles caresses. Elle décida du moment de notre première union complète, enfourcha mes cuisses allongées.
Elle fit glisser son bassin vers mon oiseau encapuchonné; elle lui appliquait de petites gifles, le taquinait de la pointe de la langue. Genoux mus par l'attirance jusqu'à la rencontre désirée, elle me prit en main, fit les présentations avec fantaisie, frotta mon gland sur les lèvres chaudes de sa vulve, me fixa dans les yeux, m'enveloppa de sa chaleur et vint coller l'un à l'autre nos pubis. Ses yeux ne quittaient pas les miens, me disaient tout le bonheur qu'elle éprouvait de pouvoir enfin réaliser mes souhaits et les siens. Bassins immobiles, elle se pencha et conclut l'union par un baiser merveilleux.
J'avais posé mes mains dans le creux de ses reins. Quand elle se mit en mouvement, papillon planté sur fleur, que ses fesses entamèrent la danse verticale en allers-retours dans le bruit mat du choc contre mes cuisses, je maintins son ventre et sa poitrine collés aux miens et mes mains mesurèrent l'effort exigé de ce dos lancé au trot puis dans un galop échevelé que soulignaient encore le souffle violent de sa bouche dans mon cou et les plaintes d'un orgasme en formation. Je lâchai prise, libérai son élan. A bout de bras elle balança son élégante poitrine au-dessus de moi et je vis son visage haletant passer au rouge jusqu'à la base du cou. Ce petit démon tenait absolument à me montrer son amour et sa capacité à nous faire grimper au plus haut de la volupté. Et le but fut atteint dans la joie.


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